ça vous dérange si je m'ennuie avec vous?

le monde vu de mon salon. Musique, guitare et cinéma.

29 janvier 2007

Et si Apple fabriquait une iGuitare...

Trouvé sur le blog qui gratte

Et si Apple nous fabriquait une iGuitare de quoi aurait-elle l'air ? Quelques exemples ci-dessous...

iguitar

iGratte

iRiff

Mais il n'y a pas que la guitare dans la vie, pour nos amis pianistes :
iKeyboard

Posté par pentaminor à 15:16 - C'est bon de rire parfois.. ha ha - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Guitar Pick (médiator)

Maintenant que l'on a son propre médiator, ou peut on le mettre en valeur.
Je propose le porte médiator que l'on fixe sur les mécaniques de sa gratte.

2007_01_24_029
Skull

Totalement inutile, donc INDISPENSABLE!

Posté par pentaminor à 10:18 - Guitare Matériel - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les guitaristes sont ils mégalo?

Grande question! Les grands guitaristes ont tous des guitares qui portent leur nom. Ils ont tous des médiators (pick) à leurs armes.

Eric Clapton
Eric_Clapton_Guitar_Pick_2001 
Steve Vai
pick_sat
Kiss
pick_kiss

Alors y a pas de raison qu'il n'y ai pas une série de médiator à mon nom.

Pentaminor

2007_01_24_011

Je suis sur que mes fans seront nombreux à en vouloir un....
En attendant si vous souhaitez réaliser une série de médiator à votre nom il existe plusieurs sites qui proposent ce service (quantité minimum 50)

http://www.intunegp.com/

http://www.pickfactory.com/

Posté par pentaminor à 10:15 - Guitare Matériel - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

TRUE ROMANCE de Tony Scott - 1993

193841_257593 Lorsque le réalisateur d'origine anglaise Tony Scott et le cinéphage Quentin Tarantino se rencontrent, ça donne un film férocement fun et bourré d'énergie, vrai divertissement et authentique film d'auteur, plaisir de spectateur fourmillant d'idées et de citations. De toute la filmographie du réalisateur, c'est peut-être le titre le plus unanimement apprécié.

L'interprétation est sans nul doute l'un des points forts du film, et je me souviens que déjà à l'époque de sa sortie, le générique me laissait pantois. C'est l'occasion pour Patricia Arquette d'enfin exploser à l'écran. Elle est LA révélation du film, jouant admirablement de sa voix pour composer ce personnage de femme-enfant, pas encore atteinte par le sordide que son existence lui promettait (elle n'est call-girl que depuis deux jours). Elle apparaît au personnage de Christian Slater comme un véritable don du ciel (en fait un cadeau de son patron), tombée d'un paquet de pop-corn dans une salle de cinéma, lieu d'une passion si intense qu'il n'a jamais trouvé avec qui la partager et qu'il a accepté de vivre en solitaire. L'acteur, qui a bien mûri depuis Le Nom de la rose (1986) et qui a obtenu un rôle de premier plan avec le sympathique (dans mon souvenir) teenage movie  Pump up the volume (1990), trouve là son plus beau rôle, en gosse un peu paumé, fan de culture populaire (films d'exploitation, comics de super-héros, programme télé, rock'n'roll). Il va découvrir l'amour fou et s'acharner durant tout le film à le préserver, quel qu'en soit le prix.


 

 
Poursuivons le survol du casting. On notera les brèves apparitions de  Samuel JacksonAnna Thomson (l'égérie d'Amos Kollek ) ou  Victor Argo (second couteau également croisé chez Kollek ou  James Gray ).  Gary Oldman en rastaman blanc cabotine sans réserve et a la charge d'interpréter les scènes les plus outrancières du film (son rôle est une caricature de méchant). James Gandolfini , futur Tony Soprano, compose un homme de main particulièrement réussi dans ses manières faussement douces. La confrontation entre Dennis Hopper et  Christopher Walken est un sublime moment de cinéma, plein de détails réussis, excessifs et très cinématographiquement codifiés, qui rendent la scène à la fois terrifiante et jubilatoire (" I haven't killed anybody... since 1984... ").  Brad Pitt est génial en Floyd, véritable loque humaine aux neurones cramés (" Don't you condensend me man... I'll fuckin' kill you man ! ").  Tom Sizemore et  Chris Penn campent une paire de flics bons amis, qui occupent un temps la place du spectateur lorsqu'ils écoutent à distance et se marrent en constatant le culot de Slater. Enfin, Val Kilmer reprend son rôle de sosie d'Elvis de  Top secret (1984), en acceptant cet incroyable concept qui fait qu'on ne verra pas son visage de tout le film ! Il ne s'agit pas ici pour autant d'un vain défilé où chaque star viendrait faire à tour de rôle son petit numéro. Leur présence ne prend jamais le pas sur la raison d'être de leur personnage, nécessaire à la dynamique du récit.

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L'origine du film tient presque de la légende. Collègues de vidéoclub, Tarantino et Roger Avary ont écrit à leurs heures perdues un scénario-fleuve qui contient en germe les éléments qui fourniront la trame de tous leurs premiers films, de True romance à Tueurs nés, en passant par Pulp fiction. La vente de ce script séminal va leur ouvrir les portes d'Hollywood et assurer notamment le financement de Reservoir dogs, avec lequel Tarantino fait une entrée remarquée dans le monde du cinéma (sélection officielle au Festival de Cannes 1992). C'est ainsi qu'après Shane Black pour Le Dernier Samaritain (1991), Tony Scott se retrouve à nouveau associé à un scénariste phénomène. Le réalisateur se permettra quelques modifications personnelles, changeant notamment la structure, que Tarantino voulait non linéaire - comme à son habitude - ainsi que la fin, plus optimiste que dans le script originel, où le personnage de Christian Slater ne survivait pas. Regrettant dans un premier temps que sa vision n'ait pas été entièrement respectée,  Tarantino approuvera néanmoins ces choix.

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J'ignore quelle est la part d'Avary sur le résultat final. Le monologue de Patricia Arquette en voix off, qui ouvre et conclut le film, serait de lui. Le fait est qu'il reste ici non crédité au générique. Toujours est-il qu'on peut raisonnablement qualifier le scénario et les dialogues de brillantissimes (et chaque nouvelle vision me le confirme). Fan du cinéma cool de Tony Scott et notamment de Top gun, Tarantino livre un script riche et nourri de références, jouant d'autant plus avec les codes de différents genres cinématographiques que la seconde partie du récit se passe à Hollywood, au cœur même de l'usine à rêves, avec ce personnage de producteur nabab et ses films à suite sur le Vietnam. Et c'est là que la lecture du film devient intéressante.

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Clarence, le personnage interprété par Slater, est ici un peu l'alter ego de Tarantino, sorte de "nerd" bouffeur de pellicule qui vit complètement dans son monde fantasmé, et qui, à la suite de sa rencontre avec Alabama, va passer littéralement de l'autre côté de l'écran. En effet, on aurait tort ici d'interroger le réalisme des situations. Entre les tueurs à la rhétorique impitoyable, les trafiquants de drogue dégénérés et les producteurs hollywoodiens baignant dans la coke, sans oublier l'improbable scène de gunshot finale (curieusement proche du climax d'Ennemi d'état), Clarence et Alabama évoluent dans un univers d'images, d'icônes. Trop beau pour être vrai. La vie de Clarence a été jusqu'ici banale et sans éclat, nourrie aux road movies, aux films de gangsters et de justiciers (voir la scène d'ouverture qui le montre comme un vrai loser). Son propre discours est sans cesse inspiré par telle ou telle scène de film qu'il connaît par coeur. Il calque son attitude sur celle de ses idoles, au sommet desquelles trône le King, son mentor. Ainsi, Scott multiplie les écrans de télé et de cinéma diffusant des films blaxploitation (The Mack), les personnages citent Bronson (Mr. Majestyk), Bruce Lee ou Sonny Chiba (Clarence et Alabama font leur première rencontre lors d'une projection du cycle The Streetfighter), et nos héros se baladent même en Pink Cadillac !

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True romance assume alors avec malice son statut de film de cinéma, proposant des situations forcément bigger than life. La dimension satirique est également présente avec le personnage du meilleur pote aspirant acteur ( Michael Rapaport ), qui passe des auditions pour d'obscures séries B. Le tout sans jamais tomber dans la gratuité de la citation, ni dans la moquerie, traité au contraire avec une vraie sincérité, grâce à la justesse des dialogues, drôles mais aussi poétiques dans leur peinture de la relation entre les deux amants en fuite. Car le film se révèle réellement émouvant dans sa façon de caractériser ses héros. Contrairement à ce que promettait l'affiche française, Clarence et Alabama n'ont rien à voir avec les couples sanguinaires que sont Bonnie & Clyde (ce sera davantage le cas des Mickey et Mallory de Tueurs nés). Ils ne s'attaquent pas aux représentants de la loi, ils ne braquent pas de banque ou de drugstore, ils ne font pas couler le sang des innocents pour extérioriser le poids de la société. Ils sont, sans doute aussi à cause d'une certaine naïveté qui fait toute la fraîcheur de leur couple, victimes d'imprévus et de quiproquos (la mallette de coke est une drôle de surprise) et tentent comme ils peuvent de profiter du destin qui s'est mis sur leur route. Il faut voir également comment est rendue touchante la relation père-fils. En seulement quelques minutes, par la précision des gestes et la subtilité du texte, Christian Slater et Dennis Hopper démontrent que le film est aussi une réussite lorsqu'il joue sa mélodie en mineur. La patte du scénariste de Jackie Brown est bien là.

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On est sans doute là face au plus beau travail de mise en scène de Tony Scott. Avec une très belle utilisation de la profondeur de champ qui inscrit ses personnages dans des lieux qui tantôt les oppressent (magnifiques vues mécaniques et pleines de vapeur de Detroit, la verticale), tantôt les libèrent (L.A. l'horizontale, ses appels d'air et son soleil couchant), avec un tempo judicieusement géré entre la pure contemplation (les amants en tête à tête) et le pur "entertainment" (bien représenté par la scène des montagnes russes). Le spectacle crée un véritable plaisir visuel et sensuel, passant des couleurs froides aux chaudes, avec des effets de lumière stylisés, typiques du style du cinéaste, mais que je trouve pour ma part pleinement justifiés par la dimension irréelle du film dont j'ai parlé plus haut. Les scènes de violence sont excessivement graphiques, avec ralentis, accélérations et cadrages penchés qui dynamisent l'action avec d'autant plus d'efficacité que les personnages lâchent des répliques d'une authentique brutalité qui préparent en quelque sorte le terrain. Pour sa violence non édulcorée mais constamment esthétisée, le film subira d'ailleurs des coupes dans de nombreux pays. Accordons enfin une mention à la bande son, qui se partage entre chansons rock'n'roll (Elvis bien sûr), choeurs célestes et le très joli thème de Hans Zimmer, dans un style mélodico-percussif tout à fait inattendu et qui s'avère donner un cachet supplémentaire au film.

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DVD Zone 2 :
  True romance a été réédité chez Metropolitan dans une copieuse et classieuse édition 3 DVD, avec film remasterisé, commentaires audio du réalisateur, du scénariste et des acteurs, interviews, documentaires, scènes coupées et alternatives, etc.

Format image : 2.35 16/9 compatible 4/3
Format son : Anglais (5.1 et DTS), Français (5.1 et DTS)
Sous-titres : Français

Source : cinetudes

Posté par pentaminor à 07:56 - Cinema - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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