Alors que je m'apprêtais à terminer un article sur l'indispensable CD / DVD de Paul Personne, je découvre qu'une fois de plus Je me suis fait doublé par le Blog qui Gratte. Jipes a rédigé un article aux p'tits oignons, rien à ajouter:
Son nom est Personne. La presse s’en amuse lorsqu’elle titre un article sur le plus connu des bluesman français. Pourtant Paul Personne est devenu quelqu’un. Au fil des galères, de la vie difficile d’un musicien désireux de faire ce qu’il aime, loin des diktats des maisons de disques, il a su construire une carrière d’artiste authentique. Paul Personne, de son vrai nom René-Paul Roux, est né à Argenteuil dans la région parisienne le 27 décembre 1949. Il passe une partie de son enfance non loin de là à Houilles. Son père est ouvrier et joue quelquefois de l’harmonica. Le jeune René découvre quant à lui, la musique à la radio. Ses préférences vont à Aznavour et Piaf, jusqu’à ce qu’il entende Eddy Mitchell et Johnny Hallyday.
Ses parents achètent un accordéon à un boulanger voisin. Mais cet instrument ne plaît pas vraiment au jeune garçon. C’est en fait sa grande soeur qui va le récupérer. Lui, c’est plutôt la batterie qui le tente. Il en bricole une et commence ainsi ses premiers pas de musicien amateur. Il joue aussi un peu de guitare inspiré sans doute par Jimi Hendrix. C’est l’heure des premiers groupes montés avec ses copains de lycée.Après avoir obtenu un C.A.P. de mécanique générale il signe à dix-sept ans avec son groupe L’Origine, un premier 45 tours chez Pathé Marcony. Après quelques radios et un projet de concerts, l’aventure s’arrête assez rapidement. S’il commence à travailler dans une entreprise d’agroalimentaire, il n’en oublie pas moins la musique. Quelques temps plus tard en effet, une rencontre avec une troupe de théâtre, le Liquid Theater va l’amener à constituer La Folle Entreprise, groupe d’une quinzaine de musiciens. Puis, le groupe tourne dans les Maisons des Jeunes et de la Culture, circuit qui leur permet d’exister, sans malheureusement gagner grand chose. Un 45 tours en 73 intitulé «Pas des anges» et enregistré chez Vamp Record en Angleterre est la seule trace tangible de son existence. Malgré un essai de retour à la vie «normale» et son installation à Toulouse dans le sud-ouest (avec sa femme Colette et sa fille Jessica - née en 74), il ne peut s’empêcher de gratter sa guitare dans son coin. L’expérience collective reprend avec un nouveau groupe intitulé Bracos Band. Retour donc à la scène, tournée des clubs et des festivals régionaux. Expérience clôturée par l’enregistrement d’un 45 tours en 77. Dans ces années marquées par l’avènement du mouvement punk, il est difficile de séduire les maisons de disques avec du blues rock.
Après donc le split de Bracos Band, vient la naissance d’un nouveau groupe appelé Backstage. Paul recrute un bassiste et un batteur. Le trio fait quelques concerts et finit par signer un contrat chez Vogue. Il enregistre un album éponyme en 79, uniquement chanté en anglais. Après une tournée de 45 dates, il retourne en studio pour un second album qui sort l’année suivante, y compris en Angleterre où le journal musical Melody Maker le chronique dans ses pages. Malheureusement, les relations avec la maison de disques se détériorent et signe la fin de l’existence de Backstage. Premiers pas en solo pour Personne. Si la langue anglaise paraît être la plus appropriée pour accompagner la musique que Paul Personne jouait jusque-là, le naufrage des quelques groupes avec lesquels il ait joué lui permet de se remettre en question. Au début des années 80, il commence donc à écrire en français. Quelques titres sont ainsi concoctés en vue d’une maquette. En octobre 82, sort le premier album signé Paul Personne chez CBS. Quelques passages télé ainsi que quelques radios et plus rien. La maison de disques lui refuse l’enregistrement d’un second album.
Retour donc dans sa ferme près de Toulouse à passer quelques mois sans faire grand chose. Puis c’est le déclic. A la demande de la chanteuse Nicoletta (!!!!), il est invité lors d’une nouvelle émission de télé. Plusieurs directeurs artistiques sont présents. Mais Paul Personne entend bien dorénavant faire ce qu’il veut en matière de musique et ne plus subir l’ingérence des maisons de disques dans son travail artistique. C’est avec Babette Jones de chez Phonogram qu’il négocie finalement et sort un album en 83, intitulé «Exclusif» avec les incontournables titres «Comme un étranger» et «Ça va rouler», exemple probant du blues made in France qui marque le style de l’artiste. A partir de là, les choses s’accélèrent un peu, permettant à l’artiste de sortir en 84, «Barjoland». Les difficultés semblent se résorber. Pourtant, un accident mortel va toucher sa fille Jessica en août 84, le laissant dans un grand désarroi.
En 85 sort un nouvel album «24/24» avec entres autres, le titre «Faut qu’j’me laisse aller». S’ensuivent trois soirs à l’Olympia à Paris du 17 au 18 mars 86 puis une tournée importante. Mais la distribution des disques est très mal assurée et s’il est dorénavant un artiste reconnu, le succès public de Paul Personne reste encore limité. L’enthousiasme retombe. Ses activités se ralentissent. Il passe son temps dans sa nouvelle maison du Perche (région plus proche de Paris que Toulouse) avec sa compagne Gloria et son fils Jeremy (né en 76).
C’est en 87 que ses activités artistiques vont réellement reprendre. Il est invité à participer au Festival de Québec. L’accueil extrêmement chaleureux du public lui redonne le goût de la scène et par là même de la musique. Cela donne en février 89, l’album «la Chance» signé sur un petit label Bird. Le premier 45 tours extrait de cet opus réussi et truffé de ballades bluesy (dont deux sont signées Boris Bergman, parolier de Bashung) s’intitule «Trop tard». En janvier 90, il passe trois soirs au Bataclan rassemblant ainsi ses fidèles de plus en plus nombreux autour de tables comme dans un cabaret. En septembre, il participe à la soirée Blues de la Fête de l’Huma. Persuadé que la scène représente mieux qu’un enregistrement studio, ce qu’il peut faire et ce qu’il aime faire, Paul Personne se produit à l’Olympia pour un concert unique le 11 mars 91 pour fêter la sortie d’un enregistrement live, «la Route de la chance». En matière de maison de disques, le sort s’acharne sur lui car la sienne vient de mettre la clé sous la porte. Cette même année, il se voit aussi décerner le Bus d’acier, «Grand Prix du Rock Français».
Après cette année plutôt positive, de nombreuses propositions affluent. Il choisit de signer chez Polydor et sort en 92, un nouvel album concocté tout seul, dans son studio chez lui et intitulé «Comme à la maison». Collaborent à cet opus des artistes qui correspondent bien à l’univers du chanteur : le musicien Jacno, le parolier Boris Bergman et le comédien Gérard Lanvin. L’année 93 est bien remplie : en effet, il commence par remplir deux soirées à l’Olympia en janvier, poursuit une tournée pendant deux mois, revient à Paris à La Cigale pour deux concerts en février, participe à l’enregistrement du disque d’Eddy Mitchell «Rio Grande», fait partie de la liste des invités prestigieux de Johnny Hallyday pour son grand show au Parc des Princes à Paris et passe au Francofolies de La Rochelle pour une spéciale «Fête à Paul Personne».
L’artiste affirme un peu plus son identité propre lorsqu’il sort l’année suivante l’album «Rêve sidéral d’un naïf idéal». Pour la première fois, il travaille avec un producteur, l’Anglais Ian Taylor qui auparavant officia avec Gary Moore, Dylan ou en France, Eddy Mitchell («Rio Grande»). Le complice Boris Bergman est de la partie. Les musiciens de la tournée de 93 sont eux aussi présents. Entre les morceaux bien balancés comme «Loco loco» ou les ballades genre «Celia», Paul Personne nous fait une démonstration de ses talents de guitariste (largement inspiré par Jimi Hendrix) hors pair mais aussi de véritable chanteur recréant au fil des chansons de véritables petites histoires.
Après un passage à l’Olympia et une grande tournée, Paul Personne revient en 96, avec un nouvel album, «Instantanés». Produit par Ian Taylor, il rassemble les talents des vieux copains comme Boris Bergman, Jean-Louis Aubert, le comédien Richard Borhinger ainsi que Christian Dupont qui avait déjà écrit certains textes sur le précédent album. Plusieurs instrumentaux bluesy viennent aussi ponctuer ce disque, comme autant de respirations entre les chansons. «Instantanés» comme les deux albums précédents devient Disque d’Or.
S’il est peu loquace dans la vie, Paul Personne est sur scène comme chez lui. Il repart donc en tournée juste après la sortie du disque. Enregistré à l’Olympia du 1er au 3 avril 97, le live « Route 97» sort un peu plus tard. Infatigable travailleur, Paul Personne revient en l’an 2000 avec «Patchwork Electrique», un nouvel opus pour lequel il a écrit 50 titres. Au final, il en a choisi 14 dont deux écrits en collaboration de Hubert-Felix Thiéfaine. «La Beauté du blues» premier extrait, est un de ceux-là. Boris Bergman le fidèle et Luc Baranger ont aussi apporté leur contribution. En ce qui concerne les musiciens, le bluesman a fait appel pour la première fois de sa carrière, à des musiciens anglo-saxons dont certains ont joué avec Iggy Pop ou Eagle-Eye Cherry. Paul Personne retrouve un son plus rock (assez traditionnel somme toute) s’essayant parfois à des incursion du côté de la modernité (!), voir pour ça les scratchs de DJ Sya Styles sur «La Beauté du blues».
A l’automne, il repart en tournée à travers la France pour le plus grand bonheur de ses fans, comme lui, fidèles et passionnés. Le spectacle, toujours ancré dans le blues, passe au Zénith de Paris le 9 novembre. En première partie, est invité Manu Lanvin, fils du comédien Gérard Lanvin, et auteur d’un tout premier disque sorti à la fin de l’été 2000.
Ses talents de guitariste sont incontestables. Ses textes sont servis par une voix rauque et cassée qui le classe (peut-être un peu trop vite) dans la catégorie Blues français. Paul Personne suit un itinéraire artistique personnel, balisé de disques chaleureux et de concerts qui le sont tout autant.
Paul Personne vit tranquillement. Et sort des disques de la même manière. Il faut donc attendre juin 2003 pour voir la sortie d’un nouvel album «Demain il f’ra beau» sur lequel on trouve de nombreuses ballades acoustiques. Il réserve pour une deuxième livraison à l’automne, des morceaux plus enlevés, plus rock. L’opus «Demain il f’ra beau» contient donc des chansons écrites par le fidèle Boris Bergman comme «Le diable en hiver» ou «la Foire à la brocante». Certaines sont signées Christian Dupont, un ami de longue date. Pour contrebalancer ces signatures habituelles, Paul Personne fait appel à deux auteurs avec lesquels il n’a jamais travaillé : Nerac et Guirec. Musicalement, l’ensemble de l’album donne dans le registre bien connu du musicien, du rock-blues-folk. Le CD est supervisé par Jay Newland dont la dernière référence est d’avoir collaboré avec Norah Jones et a reçu un Grammy award en 2003.
Paul Personne pour fêter ses 25 ans de carrière vient de sortir un double album accoustique des ses plus grands succès. C'est un musicien humble, discret, talentueux.
24 octobre 2006
luther allison blues school
Pour Rappel, le dernier article traitait de la discographie
complète de Patrick Verbeke, grand artiste (Guitariste, Chanteur) de Blues
français.
Patrick Verbeke est un personnage chaleureux, bon chanteur,
qui a toujours cru dans son blues qu'il considère autant comme une musique que
comme une manière de vivre, même dans les moments les plus difficiles. Il
possède la voix du bluesman du Delta très âpre et veloutée à
la fois. De
toutes ses
expériences aux côtés de divers artistes ( des tournées avec Johnny Hallyday
durant les années 1976-1977 ; puis des concerts en duo avec Benoit Blue Boy de
1978 à 1980 puis cinq ans avec Luther Allison de 1992 à 1997 ) il a acquis une
technique et un style vraiment inimitable. Imbattable dans le jeu bluesy ; le
vrai, « celui qui tache » il vous donne le frisson à chaque note qu'il égraine
tant sur une guitare acoustique, qu'électrique. Il a bourlingué dans différents
groupes avant de se lancer dans une carrière solo. Patrick Verbeke a accompagné
beaucoup d'artistes de passage en France : ( Sonny Fisher, Sugar Blue, Freddie
King, Memphis Slim, Vince Taylor, Freddie Fingers Lee...) ainsi que travaillé
en studio pour : ( David Mc Neil, Valérie Lagrange, William Sheller, Yves
Montand ) et bien d'autres ! Il a beaucoup œuvré pour que le blues soit
populaire en France aussi bien sur scène que dans les radios ou par son travail
d'animateur. Car il a œuvré sur Europe 1
et 2 où il a su aidé a rendre le blues
populaire en France (tout comme Jean-Jacques Milteau d’ailleurs).
Si vous trouvez cette introduction fastidieuse, vous pouvez
sortir fumer une cigarette.
Et bien figurez vous que Le Sieur Verbeke, donne régulièrement des
Master-Class (ouais des cours mais master-class, ça en jette plus). Il a créé
une association http://www.lutherallison-bluesschool.fr/intro.html
: ouverte il y a deux ans à Bobigny, la luther allison blues school avait vu
ses activités ralenties puis cessées au cours de l'année 2005 pour diverses raisons,
en particulier géographiques et financières. Et bien figurez vous que cette
école est ré-ouverte, elle semble vouée à l'itinérance, dans un lieu fort
sympathique du XVème arrondissement de Paris, "le Cadran d'Alleray",
un bistro / brasserie situé place d'Alleray, au carrefour des rues Dutot, Paul
Barruel et d'Alleray qui nous ouvre ses portes les samedi ou dimanche
après-midi pour quatre heures de blues non-stop. Ces rencontres sont, dans la
plupart des cas, animées par Patrick Verbeke (chant-guitares) et Steve Verbeke
(son fils) (chant-harmonicas). Selon disponibilités, d'autres artistes pourront
venir compléter cette formule de base (par exemple Paul Personne est venu une
fois).
Et il n’y a pas que Paul Personne qui y est allé : MOI AUSSI J’Y SUIS ALLÉ !!!
C’était dimanche dernier 22 octobre que timidement j’ai poussé la porte du
« cadran d’Alleray », avec ma gratte sur le dos. Il y avait là
plusieurs passionnés accompagné de leur belle (je parle des guitares, même si
Philippe un passionné de country vient avec son épouse Martine également
guitariste). Quand je dis belle, je dis BELLE, il y avait là des Martin, des
Gibson et une Lag classique (la honte, c’était moi).
Patrick Verbeke arrive en petite forme, (un méchant Rhume) salue tout le
monde et on s’installe pendant qu’il prend son café (apparemment il se lève
tout juste). Les guitares sortent des étuis, Philippe et Martine commence à
jouer une espèce de ragtime en Picking et je me pose deux questions :
1- serai
je à la hauteur moi qui joue comme un ménétrier ?
2- Merde
je croyais qu’on jouait du blues ?
Finalement, Patrick arrive s’assoit, s’allume une Gitane, et dit : bon
on va faire Stormy Monday…. La dessus, il nous dicte la grille d’accord, donne
quelques conseils, montre les accords inconnus et on commence à faire tourner
la chose, au bout d’un moment comme nous l’avons tous plus ou moins bien en
main, il nous montre deux ou trois plans qu’on peu intégrer….
Patrick renifle (le rhume) semble fatigué, et quand il chante un peu sa voix
est erraillée, fracassée, il allume une gitane, et PUTAIN !!!! je suis
assis à côté de lui et je massacre la grille….
Il semble que les possesseurs de Martin soit très branché sur clapton car je reconnaît
régulièrement des plans du fameux Unplugged. Et justement nous enchainons sur
Nobody Knows you when you’re down and out, viendront Sweet Lou, After Midnight, pendant qu'on est avec JJ Cale, on enchaine sur Call me the breeze qui tourne à un gros délire rythmique sur deux accords, on a même fait tourner sweet home chicago avec un plan directement inspiré de Elmore James…
Et c’est déjà l’heure de se quitter…. Ma parole la prochaine fois j’y
retourne.
c'est 20 euros si on fait pas partie de l'association, et 15 si on s'est enregistré.
Pour ceux qui sont branchés harmonica, le fiston Steve Verbeke donne des cours dans l'autre salle du bistrot.
Une aventure discographique Commentaires : Patrick Verbeke
BLUES IN MY SOUL - 1981 Verbeke : Je l'ai enregistré durant l'année 80 conjointement avec le dernier LP de Vince Taylor "Bien compris ...". Vince étant souvent bien crevé avant la fin de la journée, je profitais des heures de studio libres pour enregistrer mes premiers titres. Ensuite j'ai du emprunter pour le terminer et après avoir fait le tour de tous les labels français, il n'y eut que Dominic Lamblin et Marc Zermati pour m'accorder leur confiance et m'aider à le terminer puis à le sortir sur leur label Underdog Dist Carrère. Ils m'ont également présenté un parolier, Luc Aulivier, avec qui le courant est passé et avec qui j'ai, en fait, réadapté mes textes en anglais (except Shangaï) en français. Avec le recul, c'est un de mes disques préférés car il y a là toute une énergie contenue depuis près de 15 ans qui ne demandait qu'à s'exprimer. Et si on m'avait dit que j'en ferais la moitié en français, quelques années auparavant j'aurais rigolé...comme quoi on mûrit avec l'âge !
Track List : Shanghaï / L’escalier de ma môme / Blues dans l’boogie / Sado-maso blues / No one knows /C’est pas l’whisky / Landrover blues / Didn’t mean no harm / Blues dealer’s blues / Never been to Mississipi/Mets ta casquette blues
TAIS-TOI
ET RAME – 1982 Verbeke : Après le petit succès d'estime auprès des connaisseurs (Rock & Folk, Soul Bag etc....j'ai même animé une séquence blues hebdo sur radio 7 à l'époque), Dom Lamblin a décidé de mettre le paquet sur le second et m'a demandé de faire l'adapt ation de ‘take me to the pilot’ de Keith Forsey en français. C'est devenu "Descends de ta planète" dont je n'étais pas très content du mix mais qui nous a permis d'entrer en promo et en distrib chez Warner. Grâce à ça j'ai pu passer sur pas mal de radios, de télés (Anne Sinclair, Sabatier, Foucault & cie...). Malheureusement les ventes d'albums n'ont pas suivi (je défendais plutôt d'autres titres comme Athis-Mons Blues ou La Tangente) et nous avons été vite remerciés
Track List : Descends de ta planète /Tais-toi et rame / Gazoline / Bourdonne / Laisse tomber ce pétard / Je marche doucement / Athis-Mons blues / kinda favor / La tangente / J’peux pas l’oublier
BEC
VERT – 1984 Verbeke : Tout ça n'a pas ébranlé la confiance de Dominic Lamblin qui m'a produit ce 3ème album. J'ai appelé tous les copains à la rescousse, en particulier mon vieux pote Benoit Blue Boy, et nous nous sommes mis au boulot d'arrache pied. J'ai adoré écrire des chansons comme Muddy Waters (qui venait de nous quitter), Epique Epoque (ambiance écriture automatique des surréalistes), Se sentir bien (assez autobiographique), "Courir après la money" (Clin d'oeil à mon producteur). Mais, justement, la monaie, il n'y en avait plus trop chez Underdog et il a fallu speeder et mixer alors que n'avions que 7 titres en boite. C'était une époque ou sortaient des mini-album 6 ou7 titres (cf P.Personne)... ce fut donc le cas pour moi. Retour chez Carrère mais no promotion ! Ce disque est passé directement de la case nouveauté à la série collector ! ( C'est pas de moi, c'est de Jacques Mercier la vanne). Et Underdog a mis la clé sous le paillasson. Et moi je suis reparti on the road again, de bar en bar, de mini concert en festivals miteux... rude époque !
Track List : Je chante doucement / Le choc / Courir après la money / Boppin’Charlie / Muddy Waters / Epique époque / Se sentir bien
SCHOOL BOY BLUES – 1990 Verbeke : A part une fabuleuse tournée en 1ère partie de Johnny Winter pendant une semaine, les années 86, 87, 88, sont une sorte de traversée du désert. Plus de disques dans le commerce donc plus d'actu dans les quelques médias qui s'intéressent un peu à moi….Nous jouons, avec Claude Langlois et/ou Pascal Mikaelian, "là où les trains ne s'arrêtent jamais". Il y a quand même Jean Louis Foulquier pour nous soutenir et un duo fort sympathique, Claude Fonfrède et Dominique Becker, qui m'engage pour les accompagner sur leurs disques pour enfants, puis sur scène. C'est le début d'un formidable déclic qui va m'emmener dans un autre projet...En effet, autour de 85 je crois, un instituteur, joueur de blues à ses heures, m'avait demandé de le remplacer au pied levé pour commenter, guitare en main, une expo sur les grandes figures du blues pour ses élèves. Cette expo était le fruit d'une collaboration entre une association de Massy Palaiseau et certains membres de Soul Bag dont particulièrement Gérard Herzaft. Elle était donc très complète mais les photos en noir et blanc la rendaient un peu rébarbative pour les enfants, style un peu rubrique nécrologique... Mais peu m'importa, ce fut le deuxième déclic : Les gosses avaient accroché à mon histoire, à mes chansons que je re-découvrais en même temps qu'eux au fur et à mesure des 20 panneaux qui défilaient sous nos yeux. En 88, je jouais au festival pour enfants du Pré St Gervais et je parlais à la directrice, Françoise Morvan, de ma récente expérience que je désirais renouveler. Elle fut enthousiasmée par le projet et me proposa un engagement pour l'année suivante. La "Balade au pays du blues" était née. Je passais tout l'été à faire ma propre expo (en couleur !) et l'année suivante, quand je donnais mon 1er spectacle, la productrice du label "Studio SM", me demandais d'en enregistrer le support musical. Ce fut donc en 89 : "Schoolboy Blues" avec Luther Allison et Bernard qui venait d'arriver en France. Paul Personne et Benoit Blue Boy se sont joint à nous pour cet album qui sentait bon le renouveau.Avec peu de moyens mais avec Gilles Lombard à la console, je pense encore que nous avons réussi un bon album de Blues pédagogique (avec les transpositions en français dans le livret) qui couvre un peu tous les styles, du Delta à Chicago en passant par la West Coast, le Gospel, le Work Song...jusqu'au blues en français "Au pays du Mississippi" qui a les honneurs de Fip et de Libé. Au delà du CD, la grande réussite de cette époque fut de commencer à tourner dans tous les lieux réservés au jeune public : écoles, théâtres, centres culturels, mairies & cie...Notre fructueuse collaboration avec Studio SM n'allait pas s'arrêter en si bon chemin. En 91, Martine Andersen la PDG, décide de monter un label de Jazz/Blues "Miss You" et tout naturellement me propose de co-produire mon prochain CD.
Track List : Au pays du Mississippi / Lightnin' track / Mama talk to your daughter / Medley : Jesus on the mainline / Down by the riverside / Lonesome travellin'man / Juke-joint boogie / Sweet home Chicago / School boy blues / Nobody knows you when you're down and out / Flip, flop and fly / St James infirmary / Lucky man's blues / Could it be / Travellin' jam
BLUES & LADIES – 1992 Verbeke : En 1990 je suis invité à participer au Beale Street Blues Festival à Memphis. Nous jouons deux fois : Premier jour en ouverture de"Albert King, Etta James et SRV entre autres. Deuxième jour, juste avant John Hammond (qui me demande des nouvelles de Benoit Blue Boy !!!), Rufus Thomas et ...Ray Charles (c'est la 3ème fois que je fais sa première partie; c'est drôle comme on ne s'en lasse pas !). Et puis je boeufe dans les bars de Beale Street (avec Don Mc Minn entre autres). Finalement, je devais rester 3 jours, je reste 3 semaines avec notre batteur Jeannot Cirillo ! Je crois que c'est à ce moment que mûrit l'idée de l'album "Blues & Ladies" comme une carte postale sonore des moments inoubliables que je passe à Memphis et dans le Delta du Mississippi (Je fais même sur place une maquette deux titres avec Jeannot et le bassiste Big Joe Turner qui est venu habiter en France depuis. Ce fut donc " Blues & Ladies", sorti en 92. Une des plus belle aventures de ma vie discographique. Commencé en 16 pistes dans leurs locaux, il a fallu déménager la bécane jusqu'à Rueil-Malmaison, aux studios d'Alain Ganne, pour transposer en 24 afin d'ajouter les choeurs, les cuivres, les percussions, etc...Ce fut la genèse de "De quoi j'vais m'plaindre" et d'une douzaine d'autres titres dont je suis encore très très fier aujourd'hui. Le trio de girls qui me faisaient les choeurs s'appelait "Trois Fois Danger" (!!!) et portaient bien leur nom ! Ambiance "chaude" dans le studio...heureusement calmée par le flegme zen de notre sioux national Slim Batteux, vieux copain mais nouveau venu dans l'équipe. A la sortie du skud (eh oui, déjà !), je ne remercierais jamais assez le VRAI travail de promotion effectué par l'attachée de presse Donatienne Hantin-Charbaut qui a tout fait pour ce disque. Le titre "DQJVMP" est devenu "chouchou" sur Inter et sur Europe 1 et d'interview en interview, je me suis retrouvé dans le bureau de Patrice Blanc-Francard, alors DG d'Europe 1, pour imaginer une émission sur, pour et par le blues...le concept de l'émission fut rapidement trouvé : A la manière d'un long "talkin' blues", je reçois mes invités et je passe des disques en racontant leur histoire. Premiers débuts fin 93, avec Luther en 1er invité et donc parrain le soir du réveillon 93 / 94. Puis ce fut quatre ans de bonheur tous les samedi soirs. Il fallait, de plus assurer les concerts et les spectacles Jeune public…J'avais 1 jeu de deux guitares dans le sud, un autre dans le nord et le reste à Paris. De temps en temps j'allais me ressourcer à Memphis et dans le Delta...de quoi pouvais-je me plaindre ?
Track List : De quoi j'vais m'plaindre / Beale Street en mai / A la dérive / Eh Bill / Caresses / Bluesy Lady / Un seul jour / Entre deux eaux / Emily / La 3ème mi-temps / Open moi / Spoonful / Roy's gone
FUNKY FRANCAIS – 1996 Verbeke: Je décide de produire seul mon nouvel album, avec toujours GillesLombard aux manettes. Ce sera Funky Français. Ce titre est une idée de Mary-Ann Brandon, l'égérie de Fred James avec laquelle j'ai composé la chanson en une soirée dans les loges sordides du Chesterfield café où ils se produisaient. Pour ce disque j'ai essayé de choisir les musiciens en fonction du style de chaque titre car l'idée maîtresse était d'offrir un panorama des différents styles de blues avec des textes en "funky français"! J'étais fier d'avoir, par exemple, Laurent Vernerey à la basse, Basile Leroux à la guitare, Milteau sur un titre, mais surtout : D'avoir découvert, alors qu'il venait jouer pour une autre session dans le studio, le jeune Manu Millot à la batterie qui ne m'a jamais fait faux bond depuis. Malgré tous nos efforts, cette galette, sortie sur le label Odéon distribué par EMI, n'a pas du tout répondu à nos attentes. Merci aux fidèles qui l'ont acheté quand même ! Début 98, après avoir été relégué tard dans la nuit, l'émission est stoppée en plein vol par la direction de la station qui désire changer d'image (et de "format"). Déçu, je décide de continuer à oeuvrer pour les jeunes artistes de blues en créant le label Magic Blues avec Helios Vidal. Une compile et 2 CDs voient le jour : Karim Albert Kook et Steve Verbeke.
Track List : Funky français / Si t'as mal / J'ai qu'une idée (avec les Pow-Wow) / Delta Queen / Laisse parler ton coeur / Mon p'tit monde / Salut l'ami / Le dieu à la main lente / Monsieur Blues/ Conduite en état d'amour / Willie & Leadbelly / Carte blues / Le tatoo voyageur (instr.)
WILLIE & LOUISE – 1998 Verbeke : 1998 : Suite à un concours de circonstances un peu inattendu je décide d'adapter mon spectacle pour enfants "Balade au Pays du Blues" pour les tout petits. En effet quelques mois auparavant, suite à une erreur de programmation, je me retrouve face à une école ...maternelle ! Je ne peux vraiment pas leur raconter l'histoire de l'esclavage puis la guerre de Sécession etc... Ils sont trop petits. Alors je me mets à improviser sur le thème de Louise et j'invente un petit Willie qui devient un héros du blues...et ça marche. Du coup, avec l'aide du conseil général des Hauts de Seine, j'ai monté le spectacle "Willie et Louise" et nous avons enregistré l'album du même nom intitulé conte bluesical, sorti chez Studio SM avec des dessins de Pascal Mikaelian, l'harmoniciste.
Track List : Bluesissippi / Jessie’s jump / Ventre de plomb / Trouble in my mind / Louise boogie / Willie & Leadbelly / La chapelle / Chantons ce gospel / Séparation / Louise blues / Poseurs de rails : bluesissippi II / Prends ce marteau / Le petit train / Chicago mood / La chasse au renard / Chicago club / Sweet home Chicago / Martin & Elvis / Blue suede shoes / Be bop a lula / Funky Willie / Walkin’the dog / Les retrouvailles / Willie & Leadbelly
MONSIEUR BLUES – 1999 Verbeke : En 1999, je suis invité au festival international de Louisiane à Lafayette, puis au New-Orleans Jazz & Blues Heritage Fest. L'équipe du Magic Blues Band est avec moi et la tentation est trop forte d'enregistrer des plages là-bas, "sur les lieux du crime"! J'ai un bon deal avec le studio Ultrasonic et son manager / ingénieur David Farrell. Je prends contact avec Bruce Daigrepont, un cajun vrai de vrai qui accepte avec joie. Puis je vais voir jouer Charles Neville dans un petit club derrière le French Market et à la pause, je lui fait une proposition. Il accepte avec un large sourire. Nous engageons également un jeune pianiste local et le lendemain soir tout le monde est présent à 9h pétante. Nous enregistrons 4 titres en 5h...belle moyenne ! Retour à Paris où je reprends les séances au studio d'Alain Ganne à Rueil. Puis un tour à Roubaix ou j'enregistre au studio Feeling avec les musiciens du groupe Tex.
Track List :Monsieur blues (nouvelle version) / De quoi j’vais m’plaindre / Beale street en mai / Conduite en état d’amour / Carte blues / Entre deux eaux / Eh Bill / Delta queen / Funky Français / À La dérive / Mon p’tit monde / Emily / Laisse parler ton coeur / Bluesy lady / Open moi / J’ai qu’une idée / Si t’as mal / Never been to Mississippi / St James infirmary / L’escalier d’ma môme
Y2K BLUES – 2000
Verbeke: En 2000, je retourne à New-Orleans, je refais une apparition au festival de Lafayette, puis je reviens au studio Ultrasonic terminer l'album, avec des américains cette fois. Une semaine de plus, je réside chez l'excellent bassiste Jim Markway, et David Farrell me mixe le tout somptueusement. A une journée près, je rate Fats Domino qui venait enregistrer le jour de mon départ. Tant pis, j'ai les précieuses bandes avec moi. Nous finalisons à Rueil et, enfin, je me décide à appeler Philippe Langlois chez Dixiefrog qui répond positivement à ma demande. Le disque sortira donc chez Dixiefrog. et je me retrouve au sein d'une vraie famille musicale (que viendront compléter plus tard Little Bob et Beverly Jo Scott). Pour la petite histoire, j'ai intitulé le CD Y2K Blues car, à l'époque, sur toutes les vitrines US on pouvait lire "Open on Y2K's Eve"ou "Working on Y2K" et je me demandais ce que recouvrait ce sigle. Ce n'était que Year Two Kilos, soit, l'an 2000 en french ! Mon 4ème enfant naît presque en même temps que le disque, il est tout de suite surnommé le Y2K kid, ou le bébé de l'an 2000.
Track List : Maybellene / Karina / How many more tears / Baby blues 2000 / She belongs to me / Immatriculé 92 / Coco / Tampa / Les fiches bananes... (et les pinces crocodiles) / You’ve got a friend / Marche mon gars / Allez viens à New Orleans / J’marche doucement / Sweet Lou
ECHOS D’ACADIE – 2004 Verbeke: En 2001, en même temps que de nombreux séjours en Acadie du Nord (les actuelles provinces maritimes de l'Est du Canada), ce fut l'année de l'enregistrement "live" du "Autour du blues #1".L'Acadie, c'était un désir né de mes voyages en Louisiane. Un soir, dans l'émission de Serge Levaillant, sur Inter, il me demande quelle sera la suite des aventures du petit Willie et moi, sans réfléchir, je lui lance ;"J'crois bien qu'il ira faire un tour en Acadie du Nord pour comprendre un peu mieux les cajuns qui parlent et chantent en français en Louisiane !". Tout s'est alors passé très vite. A la fin de l'émission il me tend un petit papier avec un nom et un numéro de téléphone. C'était celui de Maurice Segall, un français qui a passé une partie de sa vie au Québec et qui, depuis, a monté le festival des musiques francophones nord-américaines à Cap Breton dans les Landes. Maurice m'invite cet été-là et j'y rencontre des tas d'artistes et de producteurs acadiens tous plus intéressants les uns que les autres. Un mois plus tard, je suis invité à la Franco-fête à Moncton (Nouveau-Brunswick) et je vais de coups de coeur en coups de coeur tout en filmant pour l'émission Blues TV que je viens de créer au sein de Canalweb sur le net.
A mon retour, j'ai un message téléphonique de Michael Jones qui m'attend. Il me propose de réaliser enfin une vieille idée que nous avions en commun depuis le début des années 70 quand nous jouions tous les deux en Normandie : faire un disque de blues avec des copains. Or, il se trouve que des copains, nous en avons beaucoup, et non des moindre puisqu'il nous ramène JJ Goldman et Denys Lable qui, lui, de son côté, attire Francis Cabrel et son équipe. Toute une pléiade d'autres copains nous rejoignent et après quelques jours de répétitions, nous donnons un concert live au Club Med World à Paris-Bercy. Le grand moment de cette soirée fut, pour moi, de chanter en duo avec Michael "Key to the Highway" et d'entendre soudain une guitare solo derrière moi qui tentait de sonner comme Freddy King et qui s'en tirait plutôt bien. C'était Jean-Jacques Goldman himself qui ne saignait pas sur sa Gibson mais c'était tout comme ! Il y eut d'autres moments super et, tout excité par ce qui se passait ce soir là, sachant que Denys Lable avait été le maître d'oeuvre de ce spectacle étonnant... je lui demandai, à chaud, s'il serait OK pour m'aider à réaliser un projet de CD sur l'Acadie. C'était parti pour deux ans de travail, intense et minutieux qui aller donner le jour à l'album "Echos d'Acadie".
2002 / 2003 : Enregistrement d'Echos d'Acadie et du Cd, DVD "Autour du Blues #2". En fait, ce furent deux années passées aux côtés d'un des plus grands guitariste / arrangeur français, Denys Lable, que je connaissais de réputation (il était quand même venu jouer dans mon émission à Europe 1 avec son ami Krapou) et que j'ai véritablement découvert durant ces sessions. Pour mon album, les deux tiers ont été faits dans son petit studio de Champigny sur Marne, les drums étant pour la plupart effectuées chez et par Claude Salmiéri. Nous avons fait beaucoup de recherche pour ce CD, un nombre incalculable de guitares, mandoline, barytone, résophoniques...puis je partais pour quelques jours à Halifax ou à Montréal, je revenais avec des enregistrements inédits de chants des indiens Mic-Mac ou de ballades acadiennes.
Et puis entre temps, nous avons vécu la seconde grande aventure d'Autour du Blues, au studio Ferber cette fois, avec encore plus de monde, la grandiose et inoubliable Beverly jo Scott, Bernard Allison, de passage, Ahmed Muici (ex Pow- Wow)... tout ceci dans les conditions du Live, pas plus de trois prises par titre. J'étais tellement habité par cette entreprise que je ne me suis même pas rendu compte que nous étions filmés (par l'équipe du talentueux réalisateur Patrick Savey) ! En tous cas un superbe double CD dont je suis très fier. Le DVD a même été primé dans des festivals de court métrage...mais malheureusement la maison de disque n'a pas suivi (Creon ou Emi ? je ne sais pas, c'était la guerre entre eux!!!). Un jour Francis Cabrel m'a proposé de rajouter une voix sur l'une de mes chansons, ce fut Bluesy City, enregistré avec quelques autres au même studio Ferber où nous avions trouvé véritablement ... la ferveur !
Au milieu de l'enregistrement d'Echos d'Ac., les fonds vinrent à manquer, ma petite structure Magic Blues, qui s'occupait parallèlement des "Nuits Acadiennes" à Paris (encore un autre pari !) ne pouvait plus fournir... Grâce à l'ami Serge Levaillant, je rencontrai alors un autre grand Monsieur, l'éditeur Gérard Davoust (Aznavour, Lynda Lemay, Trénet..) qui vint m'écouter en concert et me proposa une co-production inespérée. Nous allions pouvoir finir...et mixer, avec encore un grand, Ludo Lanen, l'ingé-son de Cabrel entre autres qui nous a ciselé tout ça à l'or fin. A bout de souffle mais toujours debout, nous nous sommes mis à la pochette avec un graphiste avec qui je travaille depuis...environ 25 ans, Bruno Boussard. Un grand bravo et merci à lui et à toute l'équipe de Dixiefrog (merci Patricia pour les photos) qui ont tout fait pour que cela fonctionne jusqu'au bout. Le disque est sorti en Avril 2004 mais... il a fallut se rendre vite à l'évidence : L'Acadie n'intéresse pas grand monde en France ! Un peu déçu, je me suis tourné vers les canadiens qui ont réservé un bien meilleur accueil à notre bébé…
Track List : Coeurs solidaires / Bluesy city / Trop jeune pour savoir / Faite pour moi / Joe Leblanc / Orage / L’ordre du bon temps / Evangelina / Acadiana / Henry Membertou / N’arrête pas de rêver
CAPTURE LIVE – 2005 Verbeke : Du coup, je suis parti avec le Magic Blues Band en tournée une grande partie de l'été 2004 et je suis revenu tout frais pour...mixer le "Live" que je n'avais pas manqué d'enregistrer lors de notre passage d'une semaine au Jazz Club Lionel Hampton de l'hôtel Méridien à Paris au début de l'année. Avec Ludo Lanen encore une fois, nous avons sélectionné et mixé les titres de ce qui allait devenir le double CD "Capturé Live" qui vient de sortir, toujours chez Dixiefrog, en avril 2005. Avec l'accord d'Europe 1 et des ayants droit, j'ai pu y inclure quelques moments "fétiches" de mon émission de radio, en particulier avec le grand, le regretté Luther Allison qui fut le parrain de l'émission, à la fois un ami et un maître. Ce disque servira de conclusion à mon foisonnement biographique, mais il est aussi déjà une lueur d'espoir vers un futur qui s'annonce plus blues que jamais, avec beaucoup de projets dans mes sacoches, et bien sûr, pleins d'amour à donner à tous ceux/celles qui sont prêts à le recevoir.
Track List : Louise / Walking By Myself / De Quoi J’Vais M’Plaindre / St James Infirmary / Delta Queen part 1 / Delta Queen part 2 instru / Hound Dog / La Tangente / Acadania / Rocky Road Blues / CC Rider / Evangelina / Never Been to Mississippi / Sweet Lou / Si T’as Mal / Wee Wee Hours / Hoochie Coochie Man /
Bonus tracks : You’re The One avec Luther Allison / Forty Four Blues avec Luther Allison / Good Morning Blues avec Luther Allison / Gifted in the Ways of Love avec Cadye Kane / Walk with the Spirit avec Coco robicheaux / Train to Memphis avec Sue Foley / Si t’As Mal avec Luther Allison.