ça vous dérange si je m'ennuie avec vous?

le monde vu de mon salon. Musique, guitare et cinéma.

25 juillet 2007

Evolution

Tout le monde a entendu parlé de l'évolution chez l'homme sur plusieurs millénaires:

evolution

Chez le batteur les choses vont beaucoup plus vite et le résultat est beaucoup plus impressionnant :

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21 juillet 2007

Electric Eel Shock

Electric Eel Shock est un power trio rock fondé à Tokyo à la fin de 90's. Ils firent une première tournée au US en 1999 et n'ont jamais cessé de tourné depuis.

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12 juillet 2007

Radiohead : OK X Computer au format MP3 GRATUIT

Pour montrer qu'on emmerde la RIAA une info trouvée chez 6cordes

okx

A l'occasion des 10 ans de l'album OK Computer de RADIOHEAD, de nombreux artistes ont revisité les titres de l'album.
Cet opus s'appelle OK
X, a tribute to OK Computer. (X pour 10)

Non seulement les artistes ont revisité les titres mais en plus, ont donné leurs sentiments sur les tittres et sur RADIOHEAD en général...

On peut télécharger les titres (MP3) gratuitement sur le site de STEREOGUM et de même on peut voir sur le site les commentaires des artistes....Superbe initiative, après Prince, c'est que du bon..j'adore!

Allez, j'vais me faire un p'tit Karma Police de ce pas, et pour une fois, profitons en!!!

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05 juillet 2007

C'est énooooooooorme!

En rendant visite à mon pote. J'ai découvert ceci:
Non content d'être un génie musicale et un guitariste de talent, Prince est en train de démontrer que les maisons de disques ne sont rien d'autre que des pousse plastique et des vendeur de carton. Et qu'un artiste peut se passer d'elle! Jugez plutôt:

Prince secoue le cocotier

Qui ne connaît pas Prince, ne serait-ce que de nom ? Celui-ci vient de réaliser un beau pied de nez à toute l'industrie du disque puisqu'il devrait offrir gratuitement son dernier album, Planet Earth, à tous les lecteurs de l'hebdomadaire britannique Mail on Sunday ! Le journal britannique, qui tire à 2 millions d'exemplaires, devrait connaître des records de vente en Grande-Bretagne le jour de la sortie de ce numéro spécial.

Stephen Miron, directeur des ventes du Mail on Sunday affirme que, Prince croit dans le fait de diffuser la musique qu'il produit à autant de gens que possible. C'est la plus grande innovation dans la promotion de journaux ces derniers temps.

Et ce n'est pas tout, car le chanteur américain, pourrait même offrir son CD à tous ceux qui achèteront un billet pour assister à son concert ! Ce nouvel album, qui sera commercialisé dans les bacs le 24 juillet prochain, est déjà menacé de boycott par les disquaires qui n'osent y croire. Pour info, l'album Planet Earth est autoproduit par Prince, et l'artiste n'a confié au label Columbia Records (Sony BMG) que la distribution du CD dans le monde, le chanteur est donc dans son plein droit ! À suivre.

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02 juillet 2007

Michel Grailler - Fairly

fairlyune fois n'est pas coutume, parlons d'un pianiste et posons la six cordes. Enregistré à Paris en octobre 1991, "Fairly" est un disque magnifique. Magnifique par l'esthétisme musical et aussi par l'émotion qui s'en dégage. "Mickey" Graillier n'est pas seulement un pianiste. Ou plutôt si, il EST pianiste. "Le jazz est enraciné dans la nuit, dans le noir, mais finalement, donne un peu de chaleur, de lumière". Cette phrase extraite d'un entretien réalisé par Franck Médioni en 2000, dit tout de Michel Grailier. Elle dit a quel point il vivait cette musique au plus profond de lui même. La période de sa vie qui l'illustre peut être le mieux est celle du Riverbop. Un club au centre de Paris dans lequel il a joué tous les soirs pendant dix ans. Non-stop toute la nuit, jusqu'à midi. Il lui arrivait même d'y dormir pour reprendre le soir. Il y a joué avec les musiciens américains de passage à Paris, Philly Jo Jones ou Steve Grossman.
Chet Baker représente aussi une grande partie de sa vie. "Chet a carrément décroché une musique de l'univers" dit-il. Il apprend à ses côtés qu'il ne faut pas se considérer comme un créateur de musique, mais comme un transmetteur. "Fairly", seul au piano, Michel Graillier livre un tête à tête avec tout ce qu'il est. Une sonorité sans égale, et une capacité incroyable à transcender les émotions perdurent tout au long de cet enregistrement. Des hommages à ces maîtres au travers de compositions ("Central Park West" de Coltrane ou "For Tomorrow" de McCoy Tyner). Et des compositions originales, dont la plus émouvante est certainement "Bill's Heart" dédiée à Bill Evans. Entre les notes, on sent que les deux pianistes échangent comme si la vie de l'un répondait à la musique de l'autre, comme si la musique de l'un répondait à la vie de l'autre.

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27 juin 2007

Brian Wilson au grand rex - 26 Juin 2007

Hier soir, je me suis rendu au grand REX sur les grands boulevards pour voir le grand Brian Wilson en concert. FOR FUCK SAKE! j'ai vu Brian Wilson! Je n'arrive toujours pas à m'en remettre.
Au fait savez vous qui est Brian Wilson?

Petit rappel

Brian Wilson est un musicien américain de pop music. Il fut l'un des fondateurs des Beach Boys, où il officia en tant que chanteur, bassiste, producteur et principal compositeur.

Brian Wilson a vu le jour le 20 Juin 1942 à Hawthorne en Californie. Il est le frère de Dennis Wilson et Carl Wilson, et le cousin de Mike Love. Son père, Murry Wilson, était un chef d'entreprise assez violent. Durant toute son enfance, Brian souffrit à cause de la brutalité de son père.

Beach_Boys___Pet_SoundsLa période d'apogée de la créativité de Brian Wilson se situe dans le milieu des années 60 avec des chansons comme « Good Vibrations », l'album Pet Sounds (qui, selon Paul McCartney lui-même, a directement inspiré l'album des Beatles Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, le même McCartney a d'ailleurs offert un exemplaire de Pet Sounds à chacun de ses enfants pour leur "éducation musicale", il considère aussi la chanson God Only Knows comme la meilleure chanson pop jamais écrite) et le projet édité bien des années plus tard (en 2004) : SMiLE. Toute sa vie, il cherche à dépasser le fameux Wall of Sound (mur de son) du célèbre producteur Phil Spector; lors de Pet Sounds, il y parvient magistralement. Il fut aussi le propriétaire d'un magasin d'aliments (le « Radiant Radish ») pour la santé, qui dura un an, après sa fondation durant l'été 1969.

Il traverse ensuite une longue période de dépression, où il ne sort presque plus de sa chambre, ne se lave plus (sa femme devait le jeter de force sous la douche) et prend beaucoup de poids. Cette grave période de dépression est due à sa maladie mentale et sa prise importante de drogue. On raconte même que son ami Paul McCartney de passage aux États-Unis, avec sa femme Linda, lors d'une tournée des Wings, voulut lui rendre visite et qu'il se retrouva à attendre devant la porte, demandant à l'interphone à Brian de lui ouvrir, pendant que ce dernier refusait de lui ouvrir tout en sanglotant.

En 1979, il divorce de sa femme Marilyn (auparavant membre d'un trio surf-music féminin, les Honeys, produit par Brian Wilson) avec qui il était marié depuis le 7 Décembre 1964. Il a eu deux filles de ce premier mariage : Carnie et Wendy. Elles forment d'ailleurs plus tard un groupe, Wilson Phillips, en se joignant à la fille de deux membres des Mamas and Papas.

brian_wilson1Partiellement remis de cette douloureuse période, il se lance dans les années 80 dans une carrière solo qui ne reçut pas le succès mérité pour un artiste de son talent. Ses efforts furent à la fois encouragés et réfrénés par l'influence de son psychiatre, le docteur Eugene Landy. Ce dernier exerça un très grand contrôle sur la vie de Brian et même sur son œuvre. Brian cessa de travailler réguilièrement comme bassiste avec les Beach Boys, après la sortie de l'album The Beach Boys, en 1985. L'utilisation par Landy de drogues sur Brian et son omniprésence dans ses affaires furent arrêtées grâce à l'action du frère de Brian Carl. Son dernier album avec les Beach Boys fut Stars and Stripes, en 1996, une collaboration avec des artistes de musique country (au chant).

Brian s'est marié en 1995 avec Melinda Ledbetter, avec qui il a adopté deux filles, Daria et Delanie, et, en 2004, un fils, Dylan.

Après une considérable amélioration de sa santé mentale, il sortit son second album solo Imagination en 1998, qui eut un bon succès critique. À la suite de cela, dépassant sa peur de la scène et son trac maladif, il commença à redonner des concerts, pour la première fois depuis des décennies, rencontrant un énorme succès. Lors de ses concerts, il joua l'intégralité de l'album Pet Sounds, parcourant l'Amérique, le Royaume-Uni et l'Europe.

Le 22 Juin 2004, il a sorti son nouvel album studio Getting In Over My Head, avec la collaboration sur certains titres de Elton John, Paul McCartney, Eric Clapton, et son frère décédé Carl Wilson. Ces participations prouvent l'influence que Brian Wilson a eu sur le monde de la musique.

smileLe 28 Septembre 2004, l'album SMiLE sort, réenregistré. Cet album était devenu une légende bien avant sa sortie, les sessions d'enregistrement entre 1966 et 1967, avec les Beach Boys, ayant été fortement piratées. L'album de 2004 a été enregistré avec son groupe de scène (formé notamment de 3 membres du groupe The Wondermints), et est considéré comme un album très personnel de Brian, particulièrement sur la nouvelle version de « Good Vibrations », écrite avec Tony Asher, où l'on retrouve les paroles originales et non celles réécrites par son cousin Mike Love, lorsque la chanson était sortie comme un single, en 1966.

De nombreux hommages ont été rendus à Brian, comme le groupe de rock canadien Barenaked Ladies avec leur chanson à succès « Brian Wilson », qui fait référence à sa maladie mentale et au docteur Landy. Brian Wilson a d'ailleurs repris cette chanson pour un album live. John Cale lui a aussi rendu hommage avec la chanson « Mr. Wilson », tout comme Roland Orzabal dans « Brian Wilson Said » dans l'album Tears For Fears: Elemental paru en 1993.

Anecdotes

    * Il est sourd de l'oreille droite depuis que son père, violent, l'aurait « jeté » contre un mur. Cet handicap fut déterminant puisque Wilson privilégiera le son mono au détriment de la stéréo qu'il ne percevait pas.
    * Il est membre du Rock and Roll Hall of Fame depuis le 20 Janvier 1988. Il y a été introduit par l'un de ses plus grands fans, Sir Paul McCartney.
    * La presse musicale des Sixties, impressionnée par Pet Sounds et Good Vibrations, n'a pas hésité à le qualifier de "Mozart du pop-rock"!
    * Il a fondé la société Sea Of Tunes pour gérer les droits des Beach Boys, avec son père. Il perdit tous les droits de ses chansons des années 60, quand son père vendit la compagnie, lorsque le groupe traversait une mauvaise passe. Il fut prouvé plus tard qu'il avait été arnaqué par son père, les papiers de la compagnie étant faux ou inexistants - et les acheteurs de Sea Of Tunes, Irving Music avaient profité directement de ces malfaçons. Comme il ne pouvait retrouver la propriété de ses chansons, il reçut 25 millions de dollars de la part d'une cour de justice californienne, pour le dédommager. Son cousin et co-compositeur de certaines des chansons Mike Love, lui fit peu après un procès pour récupérer une partie de l'argent, prétendant être l'auteur de chansons de Brian comme California Girls, alors que le père de Brian, ne l'avait pas crédité. Il reçut ainsi la somme de 12 millions de dollars.

Le Concert

brianwilsonCeux qui s'attendait à voir les Beach Boys ont du être déçu. Ceux qui voulait voir une légende dans ses dernières heures ont été servis. Il faut bien imaginer que depuis 35 ans Brian Wilson ne peut traverser une rue sans qu'on lui tienne la main.
Si l'absence d'Al Jardine (ancien Beach boy) avait bien été confirmée, ce n'est qu'hier que j'ai appris que le groupe qui accompagne Brian Wilson pour cette tournée n'est pas les fantastiques Wondermints.
J'ai cependant été bien vite rassuré, lorsqu'il sont montés sur scène, ils sont tout de même 5-6 du nouveau groupe à avoir fait partie des Wondermints.
Et je confirme ce que j'ai dit pour la défense de Brian, il ne chante pas faux, désolé.
Sa voix se casse un peu de temps à autres et il est toujours aussi "zarbi" sur scène avec le regard parfois absent. Mais, à d'autres moments, on voit une petite flamme y briller et, visiblement, il prend parfois son pied à écouter tout simplement ses collègues. Il faut bien imaginer que depuis 35 ans Brian Wilson ne peut traverser une rue sans qu'on lui tienne la main. Le comportement du GRAND ARCHITECTE DES HARMONIES est donc assez erratiques : il regarde sa montre souvent, il communique très mal avec le public, comme un grand timide, il fait aussi des gestes bizarres.
Si le backing band n'est pas le groupe que j'espérais, celui-ci est sans l'ombre d'un doute du même niveau. Les harmonies vocales à 8 ou 9 font mouche à chaque fois, ça sonne du tonnerre.
Le grand monsieur de ce groupe est bien évidemment le fidèle Jeffrey Foskett qui, s'il a perdu quelques kilos superflus, n'en a pas moins gardé son immense talent de sideman de luxe.
C'est lui qui assure toutes les harmonies vocales hautes à la Carl Wilson et qui fait office de maître de cérémonie.
Le répertoire maintenant, essentiellement un best of des Beach Boys (je crois que tous leurs tubes y sont passés) et quelques titres de la carrière solo de Brian.

Sinon, une ambiance du feu de Dieu, avec des titres pareils, que rêver de plus?
Alors, voilà on s'interrogera sur la nécessité qu'il ya à "exhiber" de la sorte ce génie sur une scène. Moi, je trouve qu'il cautionne ce magnifique ensemble de musiciens qui l'accompagne et puis, voir cette légende sur scène est toujours émouvant.
C'est probablement l'un des 5 meilleurs concerts que j'ai vu de ma vie.

SetList

Catch a wave
Dance, dance, dance
And then I kissed her
Breakaway
Hawaii
In my room
Surfer girl
Wendy
When I grow up to be a man
Do you wanna dance
At the Drive-in
I get around
Sail on sailor
Sloop John B (Brian Tousse en plein milieu du deuxième couplet)
Caroline no
Wouldn’t it be nice
God only knows
Add some music
Heroes & villains
Do it again
California girls
Marcella
Good vibrations

Encore:
Johnny B Goode
Help me Rhonda (Brian se lève et prend la basse pour les 4 derniers morceaux)
Barbara Ann
Surfin’ USA
Fun, fun, fun

Love and mercy


Get Your Own Player!


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26 juin 2007

STAX

comme je suis de bonne humeur, un petit message blog qui sortira de (mes) sentiers battus. En préalable un petit message : chers (3) lecteurs, merci de compatir à la solitude du bloggueur de fond, envoyez moi un message pour me signaler votre présence ( bien sur mermoz, fidèle entre les fidèles est exclu de cet appel... ) aujourd'hui j'écoute aujourd'hui de ça :

716

Et cela me pousse à vous parler d'un label dont le nom était STAX. Et dont le logo était :

75px_Stax_records_logo


ce disque n'est pas le meilleur de la production stax ( pour moi, définitivement ce sont ceux d' albert king! ) mais peut être un des plus emblématiques. Enregistré en 67, avec les plus grands de stax, Otis Redding bien sur mais aussi Carla Thomas, fille de Rufus Thomas, grand chanteur et amuseur devant l'éternel (auteur de l'incroyable Walking the dog), et l'orchestre habituel de stax.

g75332szrq8Orchestre habituel? qu'est ce à dire? Cet orchestre était basiquement : (sous le nom de Booker T & the MG's ou des Mar–keys ), booker T aux claviers, Donald Duck Dunn à la basse - Steve ( the colonel ) Cropper à la guitare, al jackson -drums- et les cuivres des « memphis horns » ( wayne jackson -tp- andrew love -ts- ).

Ces noms vous disent quelque chose? Normal, il s'agit des membres de ce qui deviendra « the blues brothers ».

De 59, date de sa création à sa mort en 76, la firme stax a produit un grand nombre de chefs d'oeuvre de la musique afro américaine.

Cette entreprise avait des points communs avec d'autres labels prestigieux dans ce domaine et à cette époque ( chess à chicago, atlantic à NYC, speciality à los angeles ):

tout d'abord des patrons blanc intéressés par le business mais suffisamment ouverts pour laisser à des « AR men » la partie musicale ( isaac hayes chez stax, willie dixon chez chess etc ).

Par ailleurs un ancrage régional. C'est très net pour Chess à Chicago et encore plus pour Stax à Memphis.

J'oubliais c'est Jim Stewart et Estelle Axton ( frère et soeur ) qui ont fondé Stax.
On dit que jerry wexler le « AR man » d'atlantic ( l'homme qui a lancé Ray Charles avec les frères Ertegun ) était tellement étonné du son des studios stax qu'il était venu les visiter pour s'apercevoir que ce « sound » si particulier était tout simplement du à un équipement de fortune et à la spontanéité des enregistrements.

B000005MWN_01__SCLZZZZZZZ_Bref Stax, dans les années 60, c'est un style unique, sudiste, avec une forte connotation de la musique religieuse noire. Isaac hayes explique que, fréquemment, ses compos étaient simplement démarquées de chants religieux auxquels, bien sur, étaient ajoutées des paroles qui n'avaient rien de religieux ( au contraire !).

les grands noms de stax furent, outre l'immense Albert King, Otis Redding, the Staple singers, Sam and Dave ( wouah !!!) , Isaac Hayes,Eddie « knock on wood » Floyd, Rufus et Carla Thomas, Booker T. etc...


tous ces musiciens ont été à l'époque très proche du mouvement des droits civiques et de jesse jackson en particulier.
Stax fit faillite dans les années 70, après bien des péripéties, mais son message a été remis au goût du jour grâce au film de 1980 "the blues brothers".

B000053W52_02__SCLZZZZZZZ_AA240_

En effet l'orchestre est basé sur les survivants de stax et notamment cropper et « duck dunn » qui ont refait à cette occasion une nouvelle carrière . J'ai vu, comme vous tous, l'orchestre des « blues brothers » en tournée avec, outre les déjà cités, matt murphy à la guitare et Blue lou marini au sax. Bon...

n'empêche que, même la suite des « blues... » en 2000 avec aretha et james brown est bien agréable à regarder. Dans le deuxième, le show final avec un orchestre inimaginable . ICI .  est à la mesure de la démesure américaine quand elle s'y met !

Plus rien de tout ça n'existe. A memphis, l'emplacement même du studio stax a été rasé. Et, à detroit, un nommé Berry Gordy fondait, à la même époque que Stax, Tamla Motown dont l'orientation sera radicalement différente. Certes à base de musique « noire » mais destinée avant tout à fédérer autour d'elle, en l'affadissant, un large public blanc.

Sic transit gloria mundi !

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19 juin 2007

Motörhead: Damage Case

A lire absolument l'article sur Motorhead sur crosstown Traffic.

Lemmy_Kilmister_10_02_6« I don't believe Nixon was homosexual but I believe his wife was » : roi de la saillie grasse, compagnon de route de Jimi Hendrix, Sid Vicious et du maréchal Tito, porte-drapeau tardif et rigolard de marques de céréales et de gaufrettes chocolatées, l'increvable Lemmy tel qu'en lui-même enfin, ici même... Imagine-t-on le rock sans son superbe outsider au légendaire poireau facial, invincible boss du fleuron de l'industrie métallurgique binaire britannique ? Allez, un tour d'horizon des frasques du sympathique soutier moustachu à santiags, des origines aux méfaits les plus récents – toute honte bue, l'infâme épisode Robertson sera pudiquement évoqué – et puis, bien sûr, on va s'intéresser à l'intrigante santé du bonhomme...
Lire la suite...

A lire également : Motörhead : La fièvre de la ligne blanche. Rosières-en-Haye, Le camion blanc, 2004, ISBN 2910196348 (traduction française de White Line Fever) l'autobiographie de Lemmy

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18 juin 2007

Hank Williams PART II

hank_williamsAlors que sa carrière professionnelle est un succès, sa vie personnelle commence à partir en couille. Avant de devenir une star il avait de sérieux penchants pour l'alcool, et cela était plus ou moins sous contrôle pendant ses premières années de succès.
Et au fur et à mesure qu'il gagnait des sommes d'argents importantes et passaient des mois loin de chez lui, son alcoolisme s'aggrava. En plus de ça, son mariage avec Audrey commençait à prendre l'eau. Non seulement ils s'engueulaient régulièrement ce qui menaient toujoçurs à des séparations temporaires mais Audrey essayait de se lancer à son tour dans la chanson sans aucun succès. A l'automne 1951, un accident lors d'une partie de chasse dans le Tennessee ré-active une blessure au dos. Williams commence à prendre de la morphine et d'autres "pain killers" pour ses problèmes de dos et devient rapidement dépendant.

En Janvier 1952, Hank et Audrey se séparent définitivement et il retourne à Montgomery vivre avec sa mère. Les hits continuent de pleuvoir pour Williams : "Honky Tonk Blues", "Half as Much," "Jambalaya," "Settin' the Woods on Fire," "You Win Again," et "I'll Never Get Out of This World Alive". En dépis de tous ces succès , Hank part totalement en vrille en 1952, passant l'essentiel de son temps Bourré ou planant ,tout en déconnat à longueur de journée avec des flingues.

AMMS__001706_0900Williams quitte sa mère au début du printemps, emménageant avec Ray Price à Nashville. En May, Audrey et Hank sont officiellement divorcés. Elle garde les enfants et la maison, ainsi que la moitié de tout ce qu'il a gagné et de ce qu'il gagnera. Williams continue a faire de nombreux concerts, mais il est souvent raide défoncé pendant les shows, ou il est introuvable au moment du concert. En Aout, le Grand Ole Opry le vire carrément pour cette raison. On lui dit clairement qu'il ne revienne que s'il est sobre. En dépit de l'incident de l'Opry, il sombre encore plus dans l'autodestruction. Bientôt, ses amis le quittent ou l'évitent, et les "Drifting Cowboys" commencent à travailler avec Price et Fred Rose car ils ne le supportent plus. Williams joue toujours au Louisiana Hayride, mais avec des groupes locaux qu'il emploie au coup par coup. Cet été là il rencontre Billie Jean Jones Eshlimar, la fille de 19 ans d'un policier de louisiane. En Octobre, ils se marrient. Hank signe un contrat ou il reconnait le bébé d'une de ses autres conquètes , Bobbie Jett, en Octobre. A la fine de l'année, Williams a des problèmes cardiaque et Toby Marshall, un médecin véreux, lui prescrit divers produits pour soulager la douleur.

hank_williams_8Hank est programmé pour un show à Canton, Ohio, le 1er Janvier 1953. Il doit prendre l'avion à Knoxville, TN, la veille. Mais le temps est tellement mauvais qu'il doit embaucher un chauffeur pour le conduire dans sa nouvelle Cadillac en Ohio. Juste avant le départ il se fait deux injections de vitamine B-12 et de morphine. Williams monte sur le siège arrière avec sa bouteille de whiskey, et la voiture démarre en route pour Canton.
Quand le chauffeur se fait arrêter par les flics pour excès de vitesse, le policeman note que Hank a l'air mort. Williams est emmené au West Virginian hospital et déclaré officiellement mort à 7:00 du matin le 1er Janvier 1953. Il est mort à l'arrière d'une cadillac en route pour un concert, le dernier single qu'il avait sortit s'intitulait : "I'll Never Get Out of This World Alive."

hank_williams_2Hank fût enterré à Montgomery, Allabama, trois jours plus tard. Des douzaines de musiciens country étaient présents ainsi que Audrey Williams, Billie Jean Jones, et Bobbie Jett, qui donna la vie à une petite fille trois jours plus tard. "I'll Never Get Out of This World Alive" devint N°1 aussitôt.

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On se régale!

 

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